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Les téléphones Xiaomi indiscrets avec les données personnelles ?

Depuis une dizaine de jours, plusieurs articles s’inquiétaient d’un possible spyware mis en place sur les téléphones construits par Xiaomi. La firme F-secure a interpellé l’entreprise chinoise sur cette question, poussant le vice-président Hugo Barra à éclaircir la position du constructeur.

Espionnage des données de l’utilisateur ou simple routine ? Le constructeur chinois Xiaomi a dû s’expliquer face à plusieurs critiques concernant ses téléphones : la firme F-Secure s’inquiétait notamment dans un post de blog daté du 7 août de la fâcheuse tendance des téléphones Redmi 1S à diffuser les données personnelles de l’utilisateur vers un mystérieux serveur situé en chine. Concrètement, lors de l’allumage du téléphone, celui-ci envoyait plusieurs informations telles que le numéro de téléphone de l’utilisateur, le nom de son opérateur, l’intégralité de son carnet d’adresse ou les messages échangés par SMS.

Le manque d’informations de la part du constructeur concernant ce « service » quelque peu intrusif avait de quoi provoquer l’inquiétude, tout comme le fait qu’il n’existait apparemment pas de moyen sûr de désactiver cette routine. Quelques jours après le coup de semonce de F-Secure, le vice-président de Xiaomi Hugo Barra s’est exprimé sur Google + afin de répondre aux interrogations des utilisateurs.

« Ah oui maintenant que vous le dites… »

Cette apparente fuite de données est en effet liée à une fonctionnalité du téléphone de Xiaomi, le MIUI Cloud messaging. Concrètement, ce service permet à l’utilisateur de passer par Internet pour éviter de passer par son forfait de téléphonie. Ce service s’active automatiquement lors de l’allumage du terminal et utilise les identifiants de l’appareil (dont le numéro et l’IMEI) pour identifier les téléphones et router les messages échangés entre eux via ce service. Selon Xiaomi, c’est pour cette raison que F-secure a détecté une fuite de données sur les téléphones Redmi et non une vaste opération de vol de données utilisateurs.

Mais Xiaomi concède néanmoins que sa politique de confidentialité pouvait poser problème, celle s’opérant en dehors de tout consentement explicite de l’utilisateur. En conséquence, Hugo Barra explique que le service ne sera dorénavant plus activé par défaut sur les téléphones et que les utilisateurs pourront choisir de l’activer ou non via une option dans les paramètres. Plus de peur que de mal pour les utilisateurs de smartphones Xiaomi donc. La polémique aura au moins eu le mérite d’inciter le constructeur à un changement de politique appréciable.

Xiaomi est l’étoile montante du marché asiatique des smartphones. Et bien que la firme reste pour l’instant cantonnée au marché chinois, ses récents résultats font d’elle un des poids lourds de ce marché régional, face à des concurrents tels que Samsung ou Apple.

(Source: zdnet.fr)

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