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L’OMS frappe un grand coup contre la cigarette électronique

Retournement de situation dans le dossier de la cigarette électronique. L’Organisation mondiale de la santé, qui semblait pourtant favorable à son autorisation, a recommandé mardi son interdiction à la vente aux mineurs, pointant du doigt de « graves menaces » pour les adolescents et les foetus.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé mardi d’interdire la vente de cigarettes électroniques aux mineurs, estimant que leur consommation posait de « graves menaces » aux adolescents, ainsi qu’aux foetus. Les experts se sont également prononcés pour une interdiction de leur consommation dans les espaces publics fermés, selon un document publié mardi par l’OMS.

L’OMS a tranché

Cette position de l’OMS peut surprendre. En effet, l’antenne de l’ONU sise à Genève était pourtant pressentie pour se montrer favorable à la cigarette électronique en mai dernier, après qu’un groupe de cancérologues et tabacologues avaient appelé sa direction à lui délivrer sa bénédiction.

En pointant du doigt la nocivité de l’e-cigarette envers les adolescents et les foetus, l’OMS frappe un grand coup, suivant ainsi le Parlement européen dans ses décisions de décembre 2013. Les élus communautaires avaient voté en faveur d’une réglementation stricte du dispositif, plafonnant à 20 mg/ml la concentration de nicotine dans la cartouche.

Danger ou pas danger ?

L’annonce de l’OMS pose une nouvelle fois la question de la nocivité du vapotage. « C’est clairement une réduction du risque pour un fumeur de passer de la vraie cigarette à la cigarette électronique », expliquait en mai 2013 le pneumologue Robert Dautzenberg, auteur d’un rapport sur la question.

Mais les doutes demeurent à chaque étude et sont attachés au manque de connaissance des produits substitutifs présents dans les cigarettes. Principe de précaution oblige, Yves Martinet, professeur en tabacologie à Nancy, indiquait à L’Express en mars dernier qu’il refusait de « conseiller un traitement qui n’a pas été évalué de manière scientifique ».

En France, on en est où ?

La nouvelle devrait réjouir Marisol Touraine, qui combat l’extension de ce produit depuis son arrivée avenue Duquesne. Favorable à son interdiction dans les lieux publics et appuyée par plusieurs rapport allant dans ce sens, la ministre n’avait cependant pas inclus cette proposition dans la présentation de son projet de loi de santé du 19 juin.

Toutefois, l’interdiction de la vente de produits « permettant de simuler l’acte de fumer » aux mineurs avait été votée par l’Assemblée nationale en février 2014.

(Source: metronews.fr)

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